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Lire, écouter, découvrir ensemble...

La reformulation

La reformulation est un outil au service de la relation et du dialogue. Sa pratique est toute simple, faite d’écoute et de respect. Un outil au service de l'animation biblique.


La reformulation : redire à d’autres, avec ses propres mots

  • Reformuler c’est, après avoir écouté ou lu quelque chose, redire avec ses propres mots ce que l’on a entendu ou lu, de façon à bien transmettre l’intérêt, les enjeux, les valeurs de ce qui a été exprimé.

Ainsi, la reformulation consiste à dire avec d’autres mots ce que la personne ou le texte a dit, pour comprendre ce qui s’y dit.
La personne qui reformule doit donc être le plus possible fidèle à ce qui a été dit.

  • Elle doit veiller aussi à être comprise par ceux à qui elle s’adresse. Une formulation claire, simple, explicite est une condition de cette bonne compréhension.

Pratiquement, une reformulation est introduite par des expressions telles que : « si je comprends bien votre pensée, … » ou : « votre idée est que… » ou « vous voulez dire que...», etc.

  • Reformuler les propos des participants, c’est manifester à ces personnes qu’elles ont leur place dans le groupe et que leur expression participe au cheminement commun.

La reformulation : proximité et distance

La proximité avec l’autre et ses propos permet d’accueillir ce qu’il dit ; mais cette proximité ne doit pas réduire toute distance avec l’autre. En effet, si la proximité est excessive, le risque est d'imaginer comprendre ce qui nous semble familier et de ce fait même ne pas vraiment écouter. La fusion avec l’expérience de l’autre, la projection de sa propre expérience ou l’interprétation à partir de sa propre expérience parasitent l’écoute.
Il y a donc une distance nécessaire à maintenir pour entendre – comprendre – ce qui se dit.

L’animation biblique : une affaire de relations

Relations entre un texte et des lecteurs et entre des lecteurs autour de ce texte. La reformulation est au centre de ces dialogues croisés.

  • Le texte est un écrit : c’est sa force. Quoi qu’on fasse il est là, et sans cesse on peut – et il faut – y revenir.
  • Mais c’est aussi sa faiblesse. Il n’a pas les moyens de se défendre : il ne peut prendre la parole qu’à travers les paroles de ceux qui le lisent ensemble et essaient de reformuler ses propos.

Reformuler, écouter, comprendre ce que l’autre (le texte) dit et ce que les autres (lecteurs) disent : voilà, à gros traits, l’aventure de la lecture de la Bible en groupe.