
Comme tout organisme vivant, un groupe naît en des circonstances particulières, vit plus ou moins longtemps, développe par étapes sa maturité et finit par mourir.
Pour établir un bilan de la santé du groupe et développer les soins qui s’imposent, l’animateur/trice sera attentif aux symptômes que le groupe manifeste.
Un groupe, quel qu’il soit, naît à l’occasion de circonstances particulières, vit plus ou moins longtemps et finit par mourir.
La vie du groupe est fonction de la convivialité qui y règne ainsi que de l’intérêt que ses membres ont pour ce qu’ils font ensemble.
L’animateur/trice doit être conscient de l’état du groupe qu’il anime et de ce qui joue en faveur de la vie de celui-ci ou en sa défaveur. Pour établir un bilan de la « santé » du groupe, l’animateur/trice sera attentif aux symptômes qu’il manifeste.
Un certain nombre d’éléments conditionnent la vie d’un groupe et son bon état et fonctionnement :
Au début de la vie d’un groupe, tout est nouveau. Le groupe se met à vivre et passe par des phases d’idéalisation puis de dés – idéalisation qui précèdent la maturité vers laquelle tend toute relation humaine.
Le rôle de l’animateur/trice consiste à canaliser les forces qui pourraient détruire la vie du groupe si on leur laissait libre cours. Pour mener à bien ce travail, il est important que l’animateur/trice soit attentif aux paramètres suivants et apprenne à les gérer :
Une réunion de personnes pouvant se considérer comme affectivement mûres et adultes ne constitue pas ipso facto un groupe affectivement mûr. La maturité du groupe se construit au cours d’un lent développement qui implique des temps successifs avec les mêmes participants.
Ces étapes sont :
Chaque membre vit un sentiment d’insécurité provenant de la nouveauté de la situation et essaie, avant même de chercher à connaître ses partenaires, de s’assurer une sécurité personnelle en se servant de son masque social (le rôle) et de ses références propres.
A ce niveau, les personnes tentent de repérer les rôles pour parvenir à un degré de connaissance interpersonnelle suffisant et nécessaire pour travailler ensemble. La sincérité et l’authenticité sont ici recherchées.
On observe lors de cette phase une détente perceptible dont le symptôme typique est la recherche de l’unanimité. Tout se passe comme si l’expression d’un « pas d’accord » remettait en question un pacte de base. De nombreuses concessions mutuelles s’établissent, chaque participant se « rangeant » avec complaisance à la majorité. Le groupe se prend pour un « bon groupe » mais il peut encore gagner en maturité. Une nouvelle période débute par une redéfinition de la participation.
A cette étape, le groupe est capable de travailler sans que l’affrontement des opinions, des idées ne signifie sa dissolution ou son impuissance. Un besoin de structure et de redéfinition des objectifs se fait ressentir ; cette phase marque pour le groupe une prise de conscience de sa situation, de ses contraintes, de sa marge de liberté et de ses rapports avec les structures extérieures. Cette conscience de soi engage le groupe vers un stade suivant, celui de sa propre organisation.
Autonome, capable de se rendre lui-même en charge, le groupe intègre implicitement sa progression, contrôle son fonctionnement, règle ses tensions et les incidents qui surgissent en son sein et agit de manière concertée pour modifier la situation. On remarque cependant que beaucoup de groupes n’atteignent pas ce niveau de maturité et ne dépassent pas certains stades du développement décrits ici.