
La question peut paraître anodine. Elle gagne pourtant à être examinée : le groupe que vous animez, quelle que soit sa taille, nécessite que vous preniez soin de lui et des moyens que vous mettez à sa disposition pour qu’il réalise son projet.
Dans tout groupe, il y a des réalités qui stimulent la communication et d'autres qui la freinent et quelquefois la bloquent. En voici quelques-uns :
* Désir des participants de partager idées et sentiments.
* Attitude positive des participants.
* Sentiment d'appartenance au groupe.
* Présence de personnes dynamiques.
* Attitude négative des participants.
* Manque d'intérêt pour le sujet.
* Participants venus pour d'autres motifs.
* Sentiment d'exclusion du groupe.
* Présence de personnes inhibitrices.
Il faut tout l'art de l'animateur/trice pour veiller à la communication et à la dynamique du groupe. Constituer des sous-groupes est une des manières de travailler à cela. La façon de les constituer a son importance. Deux points méritent attention :
Plus le groupe est petit, plus la participation de tous est facilitée. Cependant, lorsqu'il s'agit de travailler en atelier pour construire un projet ou débattre d'un sujet, on constate qu’en dessous d'un certain nombre, le groupe manque de stimulation.
Au-dessus d'un certain nombre, tout le monde ne peut plus s'exprimer. La taille qui se rapproche de l'idéal dépend donc de la tâche à accomplir.
La diversité d'âge, de sexe, de culture, d'appartenance sociale, voire de langue est une richesse qui doit être mise en valeur par le travail de groupe, en particulier lorsqu'il s'agit de lire un texte biblique.
Cette diversité peut aussi freiner la communication. Certains participants sont intimidés, d'autres ont tendance à monopoliser la parole.
La répartition en sous-groupes permet à chacun de contribuer à la tâche du groupe.
Lorsque les sous-groupes se retrouvent en séance plénière, l’animateur/trice veille à ce que la diversité des points de vue et sensibilités s’exprime.
Il arrive souvent que des participants se montrent réticents au moment de se séparer des personnes avec lesquelles ils sont venus pour constituer un sous-groupe avec des inconnus. L'animateur/trice accueille ces réticences et donne quelques mots d'explication sur les avantages d'une nouvelle répartition. Autant que possible, il assaisonne son explication d'un peu d'humour.
Les uns après les autres, les participants reçoivent le numéro correspondant au groupe dont ils vont faire partie. Ainsi, ils comptent de 1 à N qui est le nombre de groupes à constituer. Par exemple : si l'on a 29 participants et que l'on veut faire des groupes de 7, on prévoit 4 groupes (4 x 7 = 28). Il y a une personne en plus ce qui fait que le groupe 1 a 8 participants. Pour que chacun se souvienne du numéro de son groupe, les participants, l'un après l'autre, prononcent eux-mêmes les numéros de 1 à 4 dans l'ordre et recommencent jusqu'à ce que chacun ait un numéro. Les numéros 1 forment le groupe 1, le 2, le groupe 2, etc.
Cette méthode est la plus simple à mettre en oeuvre et donne généralement une répartition satisfaisante.
Attention : ne pas confondre le nombre de personnes dans les groupes et le nombre de groupes ! Dans l'exemple ci-dessus il arrive qu'on fasse compter de 1 à 7 alors que l'on veut faire 4 groupes donc qu'il faille compter de 1 à 4 !
Cette méthode convient lorsque le sujet ou le texte à travailler peut être subdivisé et qu'il s'agit de répartir en sous-groupes un grand nombre de personnes. Cette répartition est préparée à l'avance.
Il s’agit de rassembler les participants de manière inattendue et quelquefois drôle. Par exemple : les personnes qui ont des lunettes et celles qui n'en n'ont pas. Celles qui sont venues à vélo, celles qui sont venues en bus, en voiture, etc.