
Le rôle est de l’ordre de l’être. Dans la vie courante, chaque rôle est assorti d’une autorité qui inspire respect et confiance. Dans un groupe, pour que chacun puisse jouer son rôle, il faut que l’animateur/trice joue le sien. Descriptif pour développer et évaluer ce savoir-être.
Il existe une grande diversité de rôles dans la vie sociale, comme par exemple, le rôle de père ou de mère. Ces rôles ont à voir avec l’identité. Chaque rôle est assorti d’une autorité qui inspire respect et confiance.
Dans un groupe de lecteurs de la Bible, l’animateur/trice joue un rôle spécifique : il favorise des dialogues respectueux et constructifs entre le groupe et le texte, ainsi qu’entre les membres du groupe. L’animateur/trice est un meneur de jeu qui suscite la participation active de chacun.
et dans leurs relations les uns avec les autres, les adultes jouent des rôles plus ou moins spontanément et plus ou moins consciemment. Entrer en relation avec une autre personne suppose presque toujours de jouer un rôle. Les sociologues parlent à ce propos de jeu social.
Les jeunes enfants qui jouent ensemble se distribuent souvent des rôles. Ils choisissent ceux qu’ils connaissent bien : papa, maman, le docteur, l’instituteur… Ces jeux perdurent au-delà de l’enfance.
quant à lui, tient à sa disposition – ou imagine – des méthodes d’animation que l’on peut assimiler à des jeux. Ces méthodes rappellent certains jeux d’enfants ou d’adultes et participent aussi du jeu social. Elles permettent d’accomplir une tâche tout en facilitant les relations entre les membres du groupe.
Celui d’enseignant par exemple, suscite celui d’élève. Dans un groupe biblique, lorsque l’animateur/trice se comporte comme un professeur, les membres du groupe adoptent le contre-rôle d’élèves. Pour que chaque membre du groupe joue son rôle de lecteur attentif au texte, l’animateur joue le sien : il suscite la participation active de chacun.
Si l’animateur/trice et le groupe reconnaissent mutuellement leur rôle, la visée de l’animation biblique a de bonnes chances d’être atteinte.
L’animateur/trice prend en compte l’identité et la réputation des personnes et du groupe, et ce que cela suscite en lui.
Il n’oublie pas qu’il est lui-même porteur d’une identité et d’une réputation.
L’animateur/trice réfléchit à la configuration de l’espace. Il faut que celui-ci soit le plus adapté possible aux rôles que les participants et lui-même sont appelés à jouer pour remplir l’objectif de l’animation. En effet les rôles de chacun dépendent en partie de la configuration et de l’occupation de l’espace. En voici deux exemples :
L’animateur/trice tient compte du contexte socioculturel où il intervient pour atteindre l’objectif de l’animation biblique.
Par rapport au rôle qui est de l’ordre de l’être, la fonction est de l’ordre du savoir-faire. Celle-ci nécessite l’utilisation de certains outils et de certaines techniques. Dans la pratique, rôle et fonction sont difficiles à distinguer ; on pourrait dire que le rôle est la manière d’être en accomplissant certaines fonctions.
Bibliographie :
Roger MUCCHIELLI, La dynamique des groupes, Paris : Éditions ESF, 1977
Henri MENDRAS, Éléments de sociologie, Paris : Armand Colin, 1989