Reconstitution policière
Pour bien comprendre ce qui se produit dans le récit, le groupe mène l’enquête et effectue une reconstitution policière détaillée. Les enquêteurs étudient de près la scène et la représentent dans l’espace. Au fur et à mesure de la représentation, de nouvelles compréhensions peuvent apparaître qui ne manqueront pas de nourrir l’échange de points de vue au sein du groupe et de préparer utilement l’étude du texte.
Cadre
Nombre de participants :
de 5 à 15
Lieu :
salle dont la taille est fonction du nombre de participants.
Durée :
30 minutes au moins
Genre de texte :
récit
Enjeux
- Compréhension de ce qui se joue dans le texte autrement que par des mots.
- Participation physique active
Matériel nécessaire
Il peut être utile d’avoir plusieurs versions de la Bible
Démarche
Pour bien comprendre ce qui se produit dans un récit, le groupe mène l’enquête et effectue une « reconstitution policière » détaillée !
- Lire le texte tous ensemble à plusieurs voix, par ex. un/e lecteur/trice pour chaque personnage. La consigne est d’être très attentif pendant la lecture aux personnages, aux mouvements, au « décor »
- Les membres du groupe ou certains d’entre eux deviennent « enquêteurs ». Dans le deuxième cas les autres sont des figurants. Les « enquêteurs » choisissent un personnage ou un groupe dont il est question dans le récit et jouent son rôle dans l’espace. Ils ne jouent pas la comédie, ils représentent simplement la ou les scènes du récit dans l’espace. Si on est assez nombreux, une personne peut représenter chaque personnage, (douze apôtres = douze participants) A défaut bien sûr, une personne peut représenter « un groupe » ou, à l’inverse, si le groupe est nombreux un petit groupe peut représenter un personnage.
L’animateur/trice doit avoir lui-même essayé au préalable d’imaginer la scène dans l’espace. Par ailleurs un rappel du contexte et des épisodes précédents peut aider les participants à mieux comprendre ce qui se joue dans le texte étudié.
- Reconstitution : L’animateur/trice relit lentement le texte en s’arrêtant chaque fois que c’est nécessaire pour laisser le temps aux enquêteurs de se positionner le plus fidèlement possible. L’orientation des regards est aussi importante que les placements ou les déplacements :
- Où se trouvent les personnages ?
- Qu’ont-ils devant eux, derrière eux, à côté ?
- Que voient-ils ou ne voient-ils pas positionnés ainsi, etc. ?
Un exemple : dans le récit de Jean 4.27-42, que voit Jésus en prononçant le v. 35 ?
- Au fur et à mesure de la reconstitution, des compréhensions nouvelles peuvent apparaître. Il faut en discuter.
Pour approfondir l’étude, l’animateur/trice pose des questions de compréhension, en commençant par celles qui découlent directement de la reconstitution.
Intérêt et limites
- Elle permet à tous les participants, « routards de la Bible » ou novices, d’entrer dans le texte.
- Elle donne un regard neuf à ceux qui connaissent (trop) bien le texte.
- Elle peut être combinée avantageusement avec d’autres méthodes par exemple Actes 3.1-11, où la «reconstitution policière» peut être suivie par D’un verbe à l’autre.
- Cette méthode convient uniquement à des textes narratifs (récits)
De nous à vous
- Souvent l’intérêt de cette méthode est dans les discussions qu’elle suscite entre participants !
- Ces discussions permettent de mettre au clair certains aspects du texte et/ou éventuellement des différences d’interprétations entre les participants.
- L’animateur/trice doit avoir travaillé sérieusement le texte préalablement et très bien le connaître.
- Lors de la reconstitution, l’animateur/trice peut être aidé/e par d’autres membres du groupe.