Logo AnimationBiblique

Animationbiblique.org
Lire, écouter, découvrir ensemble...

Confrontation

Les participants entrent dans le texte en prenant part au débat de « l’intérieur ». Il y a les « plaignants », les « avocats » et le « public », un peu comme dans un tribunal. Cette simulation permet de cerner les enjeux du débat mis en récit.

Cadre

Nombre de participants :

15 à 20

Lieu :

salle dont la taille est fonction du nombre de participants

Durée :

45 mn

Genre de texte :

certains récits, en particulier ceux où il y a une confrontation de points de vue

Enjeux

  • Entrée des participants dans le texte en prenant part au débat de « l’intérieur ». Il y aura « les pour et les contre », un peu comme dans un tribunal.
  • Cerner ainsi les enjeux du débat mis en récit.

Matériel nécessaire

  • paperboard et grandes feuilles de papier.
  • Eventuellement texte(s) photocopié(s) pour chaque participant

Démarche

  1. Lire le ou les textes ensemble,
  2. Repérer la thèse soutenue par le texte et l’analyser
  3. Se diviser ensuite en trois groupes :
  • Les « plaignants », qui objecteront à la thèse soutenue par le/s texte/s.
  • Les « avocats » qui la défendront.
  • Le « public » qui ne demande qu’à être convaincu et objecte à chaque fois qu’une affirmation n’est pas fondée sur le/s texte/s

Variante :

La méthode peut aussi être utilisée pour des textes où l’on peut opter pour des interprétations différentes. L’idée est alors d’établir de sérieuses hypothèses d’interprétation sur le texte. Ce principe offre un cadre aux éventuelles polémiques et évite que le groupe ne soit mis à mal dans des débats passionnels. Une fois ce « tribunal » achevé, l’échange peut être serein et constructif !

  1. Là aussi, on forme trois groupes.
  2. Chaque participant aura les deux interprétations sur une feuille.
  3. Les deux groupes qui s’affrontent (de 2-4 pers. par groupe) défendent chacun une interprétation.
  4. Le reste de la démarche est identique.

On peut matérialiser l’opposition des deux parties en les plaçant face à face. On progressera point par point. On entendra d’abord les « plaignants », puis les « avocats » et ainsi de suite. L’animateur/trice doit rester neutre. Etant le juge-arbitre, il veillera au bon déroulement des débats et posera des questions d’observation et de compréhension aux deux parties pour les relancer si nécessaire. On peut noter sur un grand panneau les conclusions auxquelles on parvient au fur et à mesure.

Intérêt et limites

  • Cette méthode convient aux textes narratifs suscitant une polémique. Par exemple, ceux où l’identité de Jésus est contestée par les pharisiens ou d’autres adversaires.
  • Elle fait intervenir l’humour, la dérision, le rire.
  • Elle constitue « une détente » lorsque des différences d’interprétation bloquent le groupe ou tout simplement lorsque le groupe a besoin de prendre du recul et de respirer.
  • Cette méthode demande une bonne préparation dans le domaine biblique et une bonne capacité pédagogique de la part de l’animateur/trice. Il faut éviter que l’imaginaire ne devienne par trop fantasque !

De nous à vous

  • Il est judicieux de disposer le groupe selon une structure hiérarchique. Le « public » est installé en cercle. Dans l’espace du centre – appelé la « piscine» - les « plaignants » et les « avocats » débattent. Quand le groupe est relativement nombreux, lorsqu’ un membre du public veut prendre part au débat, il se déplace pour aller dans la « piscine ». Après s’être exprimé, il rejoint sa place dans le cercle.
  • Nous avons déjà utilisé cette méthode avec de grands groupes. Cela veut dire que « le public » est très nombreux. Il faut dans ce cas bien gérer le déroulement pour éviter de trop fréquentes coupures de parole, le brouhaha. Par ailleurs des « plaignants » ou des « avocats » peuvent sortir de leur groupe et être remplacés par des membres du « public ». Cela permet d’alterner les rôles.